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Article sur Castro

Général

Puisé sur CANOE qui l'a puisé dans le Journal de Montréal de ce matin :

Emprisonné dans une cellule minuscule, infestée d’insectes et de rongeurs, le journaliste Fabio Prieto Llorente a commis un des crimes les plus ignobles à Cuba : écrire un article de journal sur les inégalités sociales au pays de Fidel Castro.

Ce journaliste fait partie d’un groupe de 75 intellectuels qui ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement, en mars 2003, par le régime Castro.

Cuba reste une des destinations de vacances préférées des Québécois. Mais derrière les plages et les palmiers, il y a des prisons remplies de gens qu’on enferme pour leurs opinions, rappelle Reporters sans frontières.

Fabio Prieto Llorente, correspondant de Havana Press et de l’ancien site cubafreepress, a ainsi été condamné à 20 ans de prison en mars 2003 pour «atteinte à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de l’État cubain». Bref, le gouvernement de M. Castro n’aime pas les écrits de Fabio Llorente.

Conditions inhumaines
Le journaliste en paie le prix. Très cher. Reporters sans frontières indique que ses conditions de détention très sévères l’ont rendu malade et souffrant, au point où le journaliste craint pour sa vie.

Transféré plusieurs fois de prison depuis deux ans et demi, dont une à 600 kilomètres de sa famille, Fabio Llorente a été incarcéré tour à tour avec des meurtriers, en cellule d’isolement de 1,20 mètre par 3 mètres et avec des détenus atteints de troubles psychiatriques qui chantent, crient et agressent les autres prisonniers, jour et nuit.

L’humidité, la saleté et la présence d’insectes et de rats dans les cellules ont provoqué toutes sortes de problèmes de santé chez le journaliste de 41 ans. Il dit souffrir d’emphysème pulmonaire, d’hémorroïdes, de douleurs chroniques au dos et d’épuisement. Il lui arrive aussi de cracher du sang.

Dictature au soleil
Cuba demeure un des pires «prédateurs» de la liberté de presse, avec 22 journalistes condamnés à la prison, derrière la Chine (31 journalistes et 71 cyberdissidents emprisonnés), rappelle Émily Jacquard, du bureau montréalais de Reporters sans frontières.

Victor Mozo, un dissident cubain qui vit au Québec depuis 22 ans, déplore la «complaisance» des Québécois envers Fidel Castro, qui est devenu le plus ancien dictateur du monde, en poste depuis 46 ans. On lui pardonne ses dérapages parce qu’il se tient debout face aux Américains, selon M. Mozo.

«Le grand problème, c’est que les Québécois et les Canadiens ne regardent pas les choses à fond quand ils vont à Cuba, dit-il. Regardez les gens dans les yeux. Écoutez-les attentivement, ils ne peuvent pas parler ouvertement, il faut lire entre les lignes. Il faut aller au-delà des sites touristiques.»

  • Reporters sans frontières tient aujourd’hui une journée de soutien pour 186 journalistes emprisonnés dans le monde. Une quarantaine de journaux du Canada, dont Le Journal de Montréal, s’associent à l’événement et dressent le portrait d’un reporter emprisonné.
  • RSF met en vente à compter d’aujourd’hui un album de photos de presse dont les profits seront remis aux familles et aux organismes d’aide aux journalistes emprisonnés dans le monde. 12,75 $ dans les Maisons de la presse internationale. mafortier@journalmtl.com

  • Pis après ça on vient dire: "j'espère ne pas voir de McDo à Cuba" (comprendre ici: pas d'américains!) Eh bien, si ça prend un McDo (façon de parler) à Cuba pour faire tomber ce régime communiste, pourquoi pas !

    Jespère qu`il il a d`autres moyen de trouver une certaine liberté a cuba que de faire venir les américains. A ce qu`on peut voir depuis quelques année partout ou les américains passe ils foutent la merde.

     

    Marlène,

    Il ne faut pas mélanger Pays communiste et un embargo. Si un jour Castro lève l'embargo donc il accepte l'exportation et l'importation envers les États-Unis, ça ne veut pas dire pour autant que ce pays deviendra démocrate.

    kikiroukiGlisser et Déposer

    Merci pour l'informationGlisser et Déposer

    PascalGlisser et Déposer

    Ce qui se passe à Cuba, on se demande qui, vraiment, pourra le régler définitivement.

    Mais, je ne pense pas que les Porto Ricains, les Hawaiens et les gens en Alaska soient si malheureux que ça.Glisser et Déposer

    J'y pense depuis hier...  Tout ce qui me revient en tête, c'est cette lutte constante pour s'en sortir...  J'ai été témoin de plusieurs gestes, malgré les risques encourus...  Des articles que mon monde ont publié...  Ce voisin de Yo qui s'est fait prendre à manifester et qui a tout perdu...  Le sabotage d'une école vénézuelienne, ou de l'essence a été versé dans le système d'eau...  Leurs sentiments face à ces gestes de révolte...  Et à travers tout cela, ce devoir de suivre les règles du système...  Ce même système qui n'offre l'accès à l'université qu'aux... (j'ai oublié le mot mais ce sont ceux qui font parti du système...) et qui les conditionne à être prêts à toute tentative d'évasion...  Oui, par exemple, lors de ces exercices millitaires ou ils apprennent à faire face à l'envahisseurs...  Cet exaspération face à ces études qui ne mènent nulle part...  Ce système de santé qui n'arrive pas à soigner convenablement les gens, faute de moyens...  Lorsque je lis ces articles sur Castro, c'est tout cela qui me revient en tête...  Oh, bien sûr, ma vision des choses est conditionnée par ce que j'ai vécu parmi mon monde...  Tout cela m'a profondément marqué et je souhaite que ce soit ces mêmes jeunes qui réussissent un jour à changer les choses...  Allez, c'était seulement mes pensées du vendredi matin...  123     

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