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les boites à sardine ( avion)

Général

Voici une texte intéressant de la Presse de samedi

La classe troupeau, mais à prix d'aubaine

André Désiront

La Presse

Collaboration spéciale

Les plaintes contre ces boîtes à sardines que sont devenues les classes économiques des avions déboulent en cascade. Mais on oublie vite que si l'espace alloué aux passagers de la classe économique a effectivement rétréci depuis une vingtaine d'années, les tarifs ont baissé davantage. Ce phénomène a contribué, autant que l'augmentation du niveau de vie, à ce qu'on appelle la «démocratisation du voyage».

En 1975, le billet Montréal / Paris le moins cher se détaillait 399 $ sur Air France ou sur Air Canada. Il s'agissait d'un tarif dit «excursion 14 / 21 jours». Selon les relevés de Statistique Canada, 1 $ de 1975 vaut aujourd'hui 3,61 $ en termes de pouvoir d'achat. Cela signifie que si le prix des billets d'avion pour Paris avait évolué à ce rythme, le tarif le moins cher devrait être de 1440 $. Or, les sièges les moins chers sur Air France ou Air Canada se détaillent à des prix variant entre 800 $ et 1000 $ selon la saison.

Il en va de même pour les vols nolisés. Il y a 30 ans, le transport aérien était rigoureusement réglementé, et pour pouvoir acheter une place sur un vol nolisé, il fallait être membre d'une association. On trouvait alors à Montréal plusieurs associations du genre, notamment l'Union des Bretons. Leurs billets d'avion se détaillaient entre 299 $ et 350 $, sans compter le prix de la carte de membre de l'organisation (une vingtaine de dollars). Ces 299 $ valent aujourd'hui 1079 $, mais les billets pour Paris avec Air Transat ou Corsair se détaillent présentement entre 650 $ et 850 $ en moyenne- et plus besoin de carte de membre


On pourrait étendre l'exercice aux forfaits des destinations-soleil. «Au milieu des années 70, nous commencions à vendre des forfaits pour Cuba à 375 $», se souvient Jean-Marc Ré, de Prométour, qui était à l'époque propriétaire de la petite chaîne d'agences Mony Tours. Les 375 $ de 1975 valent aujourd'hui 1354 $, en termes de pouvoir d'achat. C'est le prix moyen d'un forfait dans un excellent tout-inclus «quatre étoiles» cet hiver. À ce prix, les voyageurs de 1975 étaient logés dans des villas où ils devaient partager une salle de bains avec les occupants de la chambre voisine. Ils n'avaient droit qu'à deux repas par jour, ils devaient payer leurs consommations et le confort était pour le moins rudimentaire.


 

 


«À l'époque, les gens prenaient cela du bon côté. Aujourd'hui, si nous faisions voyager des gens dans les conditions de 1975, nous nous retrouverions avec une kyrielle de plaintes sur les bras», dit Jean-Marc Ré.

Si le prix des forfaits dans le Sud a baissé (ou plutôt, si on en obtient beaucoup plus pour son argent), c'est parce que les grandes chaînes et les grossistes qui nous emmènent dans le Sud en nous entassant dans des vols nolisés font des miracles pour nous offrir des séjours dans des complexes confortables à des prix quasi dérisoires.

Bien sûr, l'espacement entre les sièges a considérablement diminué depuis une vingtaine d'années, essentiellement pour des motifs de rentabilité. Mais sur le plan monétaire, le consommateur y trouve autant, sinon plus, son profit que le transporteur.

La preuve, c'est qu'il voyage de plus en plus. En 1975, alors que les classes économiques des avions étaient bien plus confortables, que les repas servis à bord ne ressemblaient pas encore à des «Kraft dinners» et qu'on ne devait pas se plier aux harassantes mesures de sécurité dans les aéroports, on dénombrait environ 240 millions de voyages internationaux. Trente ans plus tard, ce nombre a triplé, et l'Organisation mondiale du tourisme prévoit qu'il y aura 1,6 milliard de voyageurs internationaux en 2020.

Le voyage est une industrie dont le taux de croissance annuel tourne autour de 4,5 %. Le nombre de voyages long-courriers, qui impliquent l'obligation de prendre l'avion, augmente plus rapidement que les déplacements dits «régionaux», qui peuvent s'effectuer en voiture (5,4 % par an, contre 3,8 %). Et qu'on ne s'y trompe pas: la hausse des départs est proportionnellement plus importante dans les pays dits «développés» que dans les contrées dites «émergentes», où les habitants accèdent à un certain niveau de prospérité. Ce sont donc les habitués de la classe troupeau qui en redemandent.

La raison? Le prix de plus en plus bas des billets d'avion et de certains types de voyages.

Pascal

Ce sont des photos prises en classe Affaires, et non pas en classe économique, qui illustrent la plupart des publicités des compagnies aériennes.

Fin

Pascal


 

Ce sont des photos prises en classe Affaires, et non pas en classe économique, qui illustrent la plupart des publicités des compagnies aériennes.

Fin

Pascal


 

Glisser et Déposer WOW peut-être que je pourrais dormir en avion si je pouvais m'étendre comme cà.

Bien d'accord avec toi verglas Glisser et Déposer

Ca confirme ce que je pensais!

Ca me rappelle... Air Transat qui n'hesite pas a offrir 2 toilettes pour 300 personnes...  au nom de l'espace-rendrement.  C'est oublie le minimum d'hygiene pour un si grand nombre de personnes...

OK les billets sont moins chers qu'a l'epoque... mais les voyages se sont democratises de beaucoup aussi!  A l'epoque.. partir en voyage, surtout dans les vieux pays ou ailleurs qu'en Floride ou au Mexique demeurait un geste particulier. 

Meme le tourisme au Quebec, chez nous, etait vraiment moins developpe que maintenant...

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