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Sur la plage mexicaine= tortue

Général

Sur la plage mexicaine, allier tourisme et protection de l'environnement
Protection des tortues, partage des gains touristiques avec les communautés indigènes, respect de l'environnement, une façade "politiquement correcte" s'impose dans les nouvelles offres touristiques mexicaines de la côte pacifique, à côté du bronzer "idiot".
Les tortues sont en danger, disent les défenseurs de la faune. A Mazunte, au centre mexicain de la tortue, les touristes peuvent venir "libérer" des bébés tortues.

Contre une petite contribution -- 50 pesos suffisent (environ 5 dollars) le visiteur lâche en haut de la plage le jeune animal qui va rejoindre la mer en titubant. Ces "libérations" sont organisées comme des "célébrations" mensuelles au cours desquelles 300 à 400 petites tortues sont relâchées, explique Victor Pastrana Zavala, directeur général d'une des grandes agences de tourisme de Huatulco.

Depuis 1990, un programme de protection a été mis en place pour les 7 des 8 espèces de tortues marines existant dans le monde qui sont présentes au Mexique. En 2004, 800.000 tortues sont venues déposer des millions d'oeufs sur les plages de Oaxaca (sud-est). Les tortues reviennent pondre sur la plage qui les a vues naître. Ces plages sont devenues le premier parc naturel littoral du Mexique. Nombreuses d'entre elles ne sont plus accessibles que par mer et aucune construction n'a été autorisée afin de garantir aux tortues un environnement naturel, tranquille et non pollué.

Il fallait convaincre les pêcheurs de cesser leur activité, et nombre d'entre eux sont tout simplement devenus guides ou gardiens participant à la protection des sites. "Notre idée était de donner du travail aux gens qui vivaient de la chasse à la tortue", explique Cuauhtemoc Pena Flores directeur du centre de Mazunte.

Il reste aussi à convaincre une bonne partie de la population locale que les oeufs de tortues n'ont pas de vertus aphrodisiaques. Une campagne nationale d'affichage se poursuit depuis six mois montrant une brune aguichante en déshabillé dont le mari, confie-t-elle, n'a pas besoin d'oeufs de tortue pour la satisfaire. Toutefois, la chasse clandestine à la tortue, recherchée pour la carapace (utilisée dans la maroquinerie de luxe), les oeufs et la viande, n'a pas cessé, reconnaissent les autorités, mais elle s'est sérieusement réduite. Il est toutefois difficile d'empêcher les gens de récupérer les oeufs.

Pour aider les populations locales, les voyagistes ont eu l'idée d'impliquer les touristes. Victor Pastrana propose ainsi à ses clients, majoritairement américains et canadiens, une visite en autocar à la communauté Zapoteque de Zandani, à San Miguel del Puerto puerto: le client paie 450 pesos (un peu moins de 45 dollars), dont 5 sont sont reversées à la communauté qui propose aussi son artisanat local

 

PascalGlisser et Déposer

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