Forum | Voyages à Rabais® Comparez Constatez Voyagez clavardage

Holguin: Cuba au naturel

Général

«C’est l’île la plus belle qu’on ait jamais vue (…) et la mer semble ne jamais dévier de ses limites parce que la végétation de la plage arrivait à l’eau, ou presque.»

Cette description des plages d’Holguin, on la devrait, dit-on, à Christophe Colomb lorsqu’il débarqua quelques kilomètres plus à l’ouest dans le secteur de Bariay, le 28 octobre 1492.

Une approche plus verte du tourisme
La comparaison est osée mais si le célèbre navigateur revenait aujourd’hui en touriste au même endroit, on peut penser qu’il ne serait pas trop dépaysé.

La plupart des nouveaux «resorts» construits au cœur du parc naturel Cristobal Colon, à l’ouest de la fréquentée Guadarlavaca, ont adopté une approche «plus verte».

Là, on tourne le dos au concept «hôtel-géant-de-20-étages-en-béton-directement-sur-la-plage» au profit de bungalows dispersés dans la végétation et pratiquement invisibles depuis la mer.

L’hôtel Occidental Grand Playa Turquesa est un bon exemple de cette volonté de préservation. Ses bungalows sur pilotis sont entourés d’arbres d’où retentissent les gazouillis des oiseaux exotiques. Il faut emprunter un sentier au milieu de la végétation pour rejoindre la plage Yuraguanal.

Là encore, des dizaines de coccoloba uvifera (raisiniers) aux troncs torturés, dispersés sur le fin sable blanc, font office de parasols naturels.

Plages
Et la mer? Magnifique! On ne se lasse pas d’observer ses nuances, qui varient du turquoise à l’émeraude. Plus à l’est, au Paradisus Rio del Oro, plusieurs bungalows sont littéralement enfouis au cœur d’une végétation tropicale et luxuriante. On a aussi préservé une lagune, point de départ d’un sentier écologique.

Hormis la playa Esmeralda, plage principale de l’hôtel, on compte trois autres petites et discrètes caleticas (criques). Ce secret bien gardé est un vrai havre de paix au pied des rochers de coraux.

Ces plages sont le paradis des plongeurs en apnée. Les récifs de coraux, situés parfois à quelques mètres du rivage, abritent une faune et une flore époustouflantes.

J’ai moi-même passé des heures, avec palmes, masque et tuba, à observer des éponges géantes aux formes de cerveau, des oursins noirs sur lesquels on ne voudrait vraiment pas poser le pied, des poissons multicolores et peu farouches, qui tournent autour de l’humain intrus sans se lasser. Des jaune et bleu, des bleus, des bleu et vert, des rouges… Des petits, des gros… Tellement beau qu’on se demande parfois si ces bestioles sont bien réelles.

Source Canoe

Pascal

Holguin et la région de ses plages sont encore branchés sur la vraie vie. Raison de plus pour quitter quelques heures la piscine de l’hôtel ou le sable brûlant et partir à la rencontre de la population.

Les Cubains sont chaleureux et accueillants. Surtout dans cette région qui pratique avec modération le tourisme de masse… Avantages: la criminalité est rare, et il est possible de se promener sans se faire «achaler».

Quelques rudiments d’espagnol en tête (buenos dias, ¿que tal?…), un scooter ou un vélo loué à l’hôtel, et vous voilà partis pour l’aventure.

À peine franchies les grilles des hôtels du secteur du parc Cristobal Colon (Christophe Colomb), vous passez directement du confort 4 ou 5 étoiles à la campagne cubaine.

Une campagne tantôt rocailleuse, tantôt verdoyante avec ses désormais rares champs de canne à sucre, ses vestiges d’anciennes voies de chemin de fer, ses plantations de manguiers, de palmiers, ses bananeraies.

Au bord des routes, quasiment désertes parce que la voiture est un luxe à Cuba, les étals de fruits exotiques des petits marchands sont autant de taches de couleur. Des cavaliers, chapeau sur la tête, foncent au galop dans un nuage de poussière.

Ici et là, de petites fermes en bois entourées de haies de cactus. Ces gens-là ne vivent vraiment pas dans le luxe mais ils n’hésitent pas à vous accueillir chez eux, vous présenter toute la famille, du nouveau-né à la grand-mère. Avec obligation, ou presque, de faire des photos. Expérience vécue par le représentant du Journal.

En ville
La «grande» ville d’Holguin n’échappe pas à la règle. Les habitants vivent leur vie quotidienne sans prêter attention aux quelques touristes.

Poussez les portes des bazars du centre-ville. Ils regorgent de vêtements, chaussures, bijoux… On y trouve surtout une multitude de petits kiosques de manucure qui font la joie des Cubaines.

Sous les arbres des nombreux parcs, de petits groupes se forment et participent à des discussions animées.

Et parce que Cuba ne serait pas Cuba sans sa musique, il y a de grandes chances que votre balade se fasse au son d’un groupe de musiciens répétant dans leur local de fortune.

Tour de ville
Holguin, surnommé la ville des parcs, est boudé parce qu’il ne possède pas autant de richesses architecturales que La Havane ou Santiago de Cuba. Pourtant, cette petite cité a beaucoup à offrir au touriste qui se donne la peine d’aller à sa découverte.

Pascal

La vue est imprenable du haut du promontoire de la Loma de la Cruz et ses 458 marches. La grande croix, érigée pour la première fois en mai 1790 par le franciscain Antonio Alegrias, domine cette cité et son centre historique. Holguin, capitale de la province du même nom au nord-est de Cuba, tire son nom du capitaine Francisco Garcia Holguin.

L’histoire dit qu’en 1523, il reçut ces terres en cadeau de la part du chef de la conquête espagnole. À l’époque, la région était peuplée d’indigènes originaires d’Amérique du Sud.

Mais ce n’est qu’au début du 18e siècle que Holguin commença à prendre vie.

Au fil de sa courte histoire, la métropole s’est étalée au creux de sa vallée bordée de deux chaînes de montagnes, Loma de la Cruz et Mayabe.

Son architecture est représentative des trois époques marquantes de l’archipel cubain: coloniale, républicaine puis «soviétique». La plus remarquable est évidemment la coloniale avec ses nombreuses places carrées (ou parcs), bordées d’édifices à l’architecture baroque ou néoclassique.

On trouve en façade de ces bâtiments les imposantes et typiques colonnes. En arrière, des galeries couvertes offrent une fraîcheur bienvenue aux piétons qui s’y réfugient pour échapper à la chaleur humide.

Autres témoins de l’époque coloniale, les nombreux parcs — en fait, des places carrées, ombragées — qui se succèdent les uns derrière les autres.

L’incontournable lieu de rencontre des jeunes révolutionnaires de Fidel Castro dans les années 1950 porte le nom et héberge la statue du héros local des guerres d’indépendance: le général Calixto-Garcia Iniguez. C’est lui qui libéra la ville des Espagnols en 1872.

En périphérie, impossible de manquer la Periquera (cage aux perroquets), forteresse néoclassique construite au milieu du 19e siècle, désormais Musée provincial d’histoire, et le théâtre Rodrigo Prats.

À trois coins de rue de là, voici la modeste cathédrale Saint Isidore, construite dans les années 1730, avec ses deux coupoles et ses plafonds en bois précieux.

Holguin recèle aussi des curiosités carrément laides. Immeubles résidentiels délabrés et «bunkers» bétonnés de l’époque soviétique, places géantes où la population se rassemble pour écouter des discours révolutionnaires enflammés, usines abandonnées avec leurs peintures de propagande décrépites.

Mais ça fait également partie de l’histoire!

Source Canoe

Pascal

Merci Pascal, très intéressant.

Janou Glisser et Déposer

commenter