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La légende du Christ noir de Portob

Général

La légende du Christ noir de Portobelo

Sonia Sarfati

La Presse

Portobelo, Panama

Célèbre au XVIIe siècle pour les foires qui s'y tenaient - alors que les navires venus d'Espagne y déchargeaient leur cargaison et en repartaient, pleins des trésors « récoltés » en Amérique centrale et du Sud - le port de Portobelo est aujourd'hui couru pour le Christ noir qui trône dans l'Iglesia San Felipe, la dernière église construite au Panama par les Espagnols.

La légende veut que deux statues du Christ aient été commandées à l'Espagne dans les années 1650. Un Christ blanc pour Portobelo. Un Christ noir pour la ville de Panama. Mais à cause d'une erreur, le Christ couleur d'ébène s'est retrouvé sur l'Atlantique plutôt que sur le Pacifique. Un échange aurait été simple. Les cieux en ont décidé autrement : chaque fois que quiconque a tenté de faire sortir la statue de la ville, la mer s'est déchaînée.

On le répète, c'est la légende.

Finalement, les habitants de Portobelo ont adopté leur Christ noir, lui attribuant miracle après miracle. Entre autres, d'avoir fait que la ville ne soit pas frappée par la terrible épidémie de choléra qui a sévi au Panama en 1821. Aujourd'hui, lors de sa fête, le 21 octobre, une procession se tient dans les rues de la ville. Quelque 30 000 à 50 000 pèlerins viennent de partout pour l'occasion, vêtus de carmin ou de violet (les couleurs de la veste du Christ), et parcourent même à genoux les derniers mètres menant à lui.

Sinon, le reste de l'année, la statue trône dans sa « cage » de verre. Son regard se posant étrangement sur les visiteurs - étrangement parce que l'un de ses yeux s'est déplacé lors d'une de ses « promenades » annuelles. Sa chevelure faite de vrais cheveux tombant sur ses épaules couvertes d'une veste brodée d'or.

Il en possède plusieurs - dont certaines, d'apparat, ont été données par des gens en moyens pour le remercier de miracles qu'il aurait accomplis. Elles sont exposées dans le musée situé près de l'église. L'une d'entre elles, sûrement la plus regardée, est une donation de Roberto Duran dit Manos de Piedra (mains de pierre), le légendaire boxeur originaire du Panama. Peut-être pour sa victoire contre « Sugar Ray » Leonard, le 20 juin 1980, au Stade olympique de Montréal...

Source La Presse

Pascal Glisser et Déposer

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de la Presse

Pascal

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