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Découvrir les racines panaméen

Général

Découvrir les racines panaméennes

Sonia Sarfati

La Presse

Parc national Chagrès, Panama

Le Panama est un pays de mixité de cultures et de sangs. La population indigène ne forme plus aujourd'hui que 7 % de sa population. Quelque 230 000 personnes divisées en sept tribus. L'une d'entre elles, les Emberas, est originaire de la province du Darien. Mais certains de leurs clans ont quitté les forêts proches de la Colombie pour le centre du pays - donc, la province de Panama. Ils vivent aujourd'hui dans ce qui est devenu, en 1984, le parc national Chagrès.

Leur vie a alors changé. Pas leur mode de vie, qu'ils tiennent à conserver. Mais leur quotidien: leur territoire étant maintenant protégé, impossible pour eux de s'y adonner à l'agriculture, d'élever des animaux ni de couper les arbres qui servent à bâtir leurs maisons sur pilotis. «Nous ne voulions pas aller à la ville, risquer de perdre notre identité ou de ne pas trouver d'emploi», indique Sergio, le chef de la tribu, lors de la visite du groupe de touristes auquel je me suis jointe.

Il y a eu des pourparlers avec le gouvernement. Et entente. Les membres du clan - ils sont 74, soit 22 familles - ont été formés pour accueillir les touristes. Leur parler de leur vie, de leurs coutumes, de leurs croyances, de leur histoire. Leur faire goûter leur cuisine - délicieux, ces morceaux de tilapia panés accompagnés de plantain frit, servis dans des feuilles de bananier. Leur expliquer leur artisanat... et le vendre - oh, ces étonnants plats et assiettes faits de fibres de palmier, que les femmes fabriquent et font payer un dollar par journée de travail qu'ils leur ont demandé! Et faire la démonstration de leurs danses ancestrales - celle du tigre et celle de la fleur.

Auparavant, j'avais remonté la rio Chagrès à bord d'une pirogue sculptée dans un tronc d'arbre, dirigé par le jeune Jorge qui sait manier la longue perche de bois... et le moteur. Avait suivi une randonnée dans la jungle (sans moustique pendant la saison sèche!), quelques pas dans la boue, et une baignade au pied de chutes. Une journée riche en expérience. Quoique teintée d'un certain malaise.

Pascal

 

D'accord, une partie du prix payé pour faire l'excursion va aux Emberas. Mais il en va ainsi parce que, à cause de statut de leur territoire, ils doivent maintenant acheter le bois qui sert à construire leurs maisons, le lait pour nourrir leurs enfants, le riz et l'huile qu'ils consomment. L'essence pour les moteurs des pirogues. Oui, bien sûr, leur culture est préservée. Cela n'empêche l'impression de «représentation» que certains - j'en suis - peuvent ressentir devant leurs démonstrations.

Sauf que cela ne va pas jusqu'au sentiment de faux. Il y a là un naturel qui n'est pas préfabriqué. Pas de téléphone cellulaire caché sous les nattes. Pas d'antennes de télévision dépassant des toits faits de feuilles de palmier royal. Plutôt, une lenteur dans les gestes qui coulent, en harmonie avec la chaleur tenace. Un pétillement dans le regard des enfants. Une sérénité généralisée qui ne peut être feinte. Une manière de vivre et d'agir comme si nous, les touristes, ne faisions que passer.

Mais... n'est-ce pas notre rôle? Le leur est de rester. De témoigner. Ils le font bien. Très bien.

Source La Presse

Pascal

Pascal

Pascal

J'ai moi-même visiter les Emberas, un peuple bien vivant , selon les trraditions , ils nous font manger du poisson dans une feuille de palmier  sur feu de bois , on danse avec eux etc  très enrichissant comme expérience

..Survol du Panama - Les indiens Emberas

BYE Docky  et bon voyage au Panama!!!

 

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