Les voyageurs québécois n'ont plus coutume d'applaudir quand leur avion atterrit. Cet hiver, ils pourront néanmoins se réjouir avec raison quand leur vol se posera sur la piste de l'aéroport de Cancun... si c'est pour se rendre à la Riviera Maya!
Car si Cancun et sa célèbre zone hôtelière portent encore les marques du passage de l'ouragan Wilma en octobre dernier, la situation est toute autre au sud de la ville, le long de la côte. En fait, la région de la Riviera Maya a été à peu près épargnée par Wilma. Elle a plutôt souffert de l'ouragan Emily, survenu, lui, en juillet dernier. Or, depuis juillet, les Mexicains ont mis les bouchées triples pour effacer toute trace de dégât et la nature, luxuriante, s'est chargée du reste. Seuls quelques palmiers ayant perdu la tête, c'est-à-dire leur cime, témoignent discrètement du passage d'Emily.
Bilan très positif
C'est justement pour constater le retour à la normale dans cette région où abondent les beaux hôtels et les tout-inclus que Vacances Transat a invité, le week-end passé, une quinzaine d'agents de voyage et de représentants des médias. Bilan? Très positif. Le long de la Riviera Maya, les hôtels, les plages, les petites villes comme Playa del Carmen, les lieux d'excursion, tous ont repris leurs activités, comme si de rien n'était.
Mieux, dans bien des cas, les dommages causés par Emily ont été l'occasion d'améliorer les services. Ainsi, en réparant les palapas des restaurants (les jolis toits faits de planches et de paille), les hôteliers en ont profité pour rénover en profondeur et agrandir les cuisines et les salles à manger. Les fenêtres ayant souvent été fracassées par les vents violents, les hôtels ont sauté sur l'occasion pour redécorer les chambres et moderniser les salles de bains, avec douches dernier cri, distributeurs d'essuie-mains automatiques, etc. De nouveaux tout-inclus de catégorie supérieure ont profité de ce «vent» de renouveau pour ouvrir leurs portes cette semaine. C'est le cas du Barcelo Maya Colonial Beach et du Gran Bahia Principe Akumal. Bref, les 30 000 chambres que compte la Riviera Maya sont prêtes à recevoir les visiteurs les plus pointilleux.
Plus trace d'ouragan à Xe-Hal et Tulum
Même constat à l'étonnante réserve faunique de Xe-Hal (une lagune aménagée pour les sports nautiques, à visiter absolument si on voyage en famille) ou sur le site archéologique de Tulum, le seul édifié le long de la mer, au Mexique. Il n'y a plus trace d'ouragan.
Soulignons que l'hôtel Club El Mandarin, très prisé des Québécois, vient d'être racheté par la chaîne espagnole H-10 et devrait être agrandi et rénové au cours des prochains mois. La tendance aux hôtels de prestige, constitués d'immeubles d'au plus trois étages pour respecter l'environnement magnifique de la Riviera, semble bel et bien définitive.
Qu'en est-il alors de Cancun? La situation est très différente. Quand l'ouragan Wilma s'est abattu sur cette destination soleil chère aux adeptes de nightlife débridé, il a littéralement emporté le sable des plages et détruit ou sérieusement abîmé de nombreux hôtels, clubs, restaurants et centres commerciaux, principalement dans la zone hôtelière. Si le Cocobongo, considéré comme le club le plus flyé du Mexique a rouvert ses portes le 15 décembre, le MangoTango, lui, a disparu... En fait, le centre-ville de Cancun s'est rapidement remis des 36 heures de pluie diluvienne et de vent meurtrier, mais on travaillait encore d'arrache-pied cette semaine pour pouvoir accueillir les visiteurs dans la zona hotelera.
Pascal
Par Pascal Le 21 décembre 2005, 09:23
Cancun plus touché
Jeudi, c'était la réouverture officielle de Cancun, avec spectacle à grand déploiement en présence du président du Mexique, Vincente Fox. Sur les 35 000 chambres comprises dans la zone hôtelière, 60 % sont prêtes à accueillir les touristes. On espère atteindre la barre des 80 % le 15 janvier. Plusieurs plages restent toutefois à regarnir, Wilma ayant repoussé le sable à un demi-kilomètre de la côte. Certains hôtels ont donc eux-mêmes «re-sablé» leur accès à la mer. D'autres attendront que le sable au large soit redistribué par l'entreprise portugaise retenue pour ce faire par le gouvernement mexicain. Dans les circonstances, il y a donc moyen de bénéficier de tarifs intéressants pour certains hébergements... surtout que le bruit des scies et des marteaux se mêle souvent à celui des vagues! Pour connaître l'état des hôtels ou leur date de réouverture, on peut consulter le site Internet des agences, constamment mis à jour.
Enfin, il est de nouveau possible de faire de la plongée sous-marine à l'île de Cozumel. Mais la barrière de corail a été ravagée par Wilma. Brisée en bien des endroits et couverte de sable qui l'étouffe, la deuxième plus grande barrière de corail du monde reçoit actuellement les soins de nombreux spécialistes. Mais la situation est telle que Vacances Transat n'offre ni excursion ni hôtel à Cozumel dans son catalogue actuel.
En résumé, c'est la Riviera Maya qui s'en tire le mieux, et de loin. Comme l'a résumé un client québécois satisfait, rencontré cette semaine au bord d'une piscine au El Mandarin, «le seul vrai problème, à Riviera Maya, c'est qu'il fait soif souvent!»
Il tenait littéralement la solution à son problème: deux bouteilles de cerveza bien fraîche!
Source la Presse
Pascal
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Par ilafond Le 21 décembre 2005, 21:49
J'ai pu constater les groupes des médias venant de partout...afin de voir si tout est correcte.Je pourrais comparer les palmiers par rapport au arbre d'ici lors du verglas .
C.est bien résumé !!!!
Salutations Signorita
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