Décédée à Cayo-Largo

Général

Mise à jour: 10/12/2007 05:44
Cuba
Voyage de plongée funeste
(Journal de Montréal) Vincent Larouche
Le Journal de Montréal
 
Alors que des centaines de Québécois s'apprêtent à s'envoler vers le sud pour fuir l'hiver, la mort d'une grand-mère de Mont-Tremblant lors d'un voyage de plongée à Cuba vient remettre en question la sécurité de certaines expéditions pour touristes.

Nicole Payen, 65 ans, est décédée dans les bras de son conjoint le 2 décembre lors d'une expédition de plongée sous-marine qui a mal tourné au large de Cayo Largo.

Avec son conjoint Serge Poulin et d'autres touristes, elle était partie en mer, accompagnée d'un équipage de bateau et de deux maîtres plongeurs d'un club déniché sur place. Ce devait être la première plongée d'un voyage de rêve de 12 jours.

À 15 mètres de profondeur, M. Poulin a vu que sa compagne éprouvait des difficultés. Elle a tenté de remonter à la surface, mais pour une raison inexpliquée, elle s'est mise à vomir avant d'y parvenir.

«Je l'ai attrapée et j'ai sorti sa tête de l'eau. Mais le bateau était parti, il n'était pas dans le décor du tout», se souvient M. Poulin.

Vagues de cinq pieds

L'équipage avait laissé les plongeurs sans surveillance pour aller pêcher des langoustes, a-t-il constaté avec horreur.

Ballotté par des vagues de cinq pieds de haut, il raconte avoir dû attendre de 20 à 30 minutes avant que le bateau ne vienne au secours de son épouse, qui ne respirait plus. « Je l'ai vue s'étouffer, mordre sa langue et mourir dans mes bras», se remémore-t-il avec émotion.

Nicole Payen a été incinérée à Cuba après de lourdes et complexes procédures administratives. Ses cendres arriveront au Québec ce matin par avion.

Manque de prévention

Le rapport des autorités cubaines mentionne qu'il s'agit d'une mort par noyade, sans plus de détail. La famille, elle, soupçonne que la négligence du club ne soit en cause. Elle demande à l'ambassade canadienne de faire la lumière sur ce terrible accident.

«Moi et Nicole, on avait fait 250 plongées ensemble dans notre vie. Mais celle-là battait tous les records de manque de prévention», s'insurge M. Poulin.

«Est-ce que sa bombonne a été remplie d'air vicié ou contaminé? On ne le sait pas. Il y a des choses qu'on ne saura peut-être jamais au niveau de l'enquête, c'est choquant», déplore la fille de la victime, Anouk Poulin.

Mme Poulin trouve inacceptable que les maîtres plongeurs cubains n'ont pas tenté de manoeuvres de réanimation immédiatement et que le bateau se soit éloigné.

Nicole Payen avait une excellente santé et se sentait parfaitement à l'aise dans l'eau, assurent tous ses proches.

Le plus grand rêve de l'ergothérapeute à la retraite était de faire une plongée« sur trois générations », avec ses enfants et ses petits-enfants, d'ici quelques années.

http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2007/12/20071210-054401.html


Mise à jour: 10/12/2007 06:22  
Décès de Nicole Payen
Ne jamais laisser les plongeurs à eux-mêmes
(Journal de Montréal) Vincent Larouche
Le Journal de Montréal
 
Les capitaines qui amènent des plongeurs en mer ne devraient jamais s'éloigner et les laisser sans surveillance, affirment deux experts consultés par le Journal.

«Si tu mets du monde à l'eau, tu dois être là pour répondre à leurs besoins», lance Serge Mercier, président du club montréalais Les Aquanautes et moniteur de plongée.

«Nous, on a toujours un bateau qui reste en surface pour surveiller les plongeurs et être prêts à agir s'il y a un problème, dit-il. Habituellement à Cuba, les gens avec qui j'ai fait affaire étaient très responsables. Mais des fois, on pense que quelqu'un est responsable et finalement, il ne l'est pas.»

Vigies

Le directeur de la Société canadienne de sauvetage, Raynald Hawkins, est du même avis.

«À partir du moment où on plonge en eau libre, c'est clair qu'on demande aux gens d'avoir des vigies qui reste en surface, pour récupérer les autres en cas de problème, mais aussi pour éviter que d'autres embarcations viennent autour des plongeurs», dit-il.

D'autant plus qu'en cas d'arrêt cardiorespiratoire, chaque minute passée à attendre les secours diminue les chances de survie, rappelle M. Hawkins.

«À partir du moment où la personne est en arrêt cardiorespiratoire, chaque minute qui passe avant le début des manoeuvres de réanimation réduit de 10% les chances de survie», dit-il.

Une attente de 20 à 30 minutes, comme dans le cas de Mme Payen, est un délai beaucoup trop long pour être acceptable, ajoute M. Hawkins.

http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2007/12/20071210-062200.html


vraiment decevant

c vrai qu a Cuba le premier secourisme n'est pas vraiment fort.

J'en est vecu l'esperience a Varadero voila plusieur année.

Ce que je ne comprend pas c'est pourquoi ils l'ont fait incinérer, impossible de faire une autopsie par la suite...donc on ne saura pas ce qui c'est vraiment passé

  Pour le reste c'est triste

Quelle tragédie pour sa famille, une dame si active et si jeune encore, une dame très impliquée à faire le bien autour d'elle et même plus loin!  Beaucoup de courage à vous tous!

Ce drame se doit de servir de leçon, les autorités cubaines ont des comptes à rendre.

C'est bien triste cette histoire.

Mais nous devons toujours s'assurer de faire nos réservations ( avec des tours opérateurs) parfois cela coûte plus cher mais cela en vaut la peine.

Je seconde Cerf-Volant. Je crois que pour certain type d'excursion on est vraiment mieux de réserver avec des TO reconnu du moins par celui avec qui nous fesons affaire. Surtout de la plongée...

Mais je peux comprendre que quand tu as 250 plongées à ton actifs tu te sens en confiance... Ce n'était peut-être pas leur première plongée à Cuba et cet incident en est probablement un de mal chance!

Mes condoléances à la famille.

Stephanie

Tout d'abord, mes sincères condoléances à la famille.

J'ai fait de la plongée à Cayo Largo l'année dernière et cet incident me touche énormément.  J'ai réservé à Holguin expressément pour la plongée et je quitte le 25 décembre.  Cette histoire me trouble tellement que je me demande si j'en ferai ou si je me contenterai de faire de l'apnée.  Chose certaine, si jamais je décidais de faire une plongée bouteille, je vais me renseigner pour être certaine que le bateau ne quitte pas les lieux, sinon, je passe mon tour.

Joyeuses fêtes à tous!

bonjour

 pour la plongee a Holguin, si tu y vas avec la cie qui est a cotee du Blau costa verde, c'est certain que le bateau reste sur place pour la duree de la plongee, apres 3 voyage sur cette plage, j'ai jamais vu le bateau partir en restant les gens seul et un des sites n'est qu'a quelques centaines de metres du rivage, pour la qualitee de l'equipement je ne sais pas par contre...

Rafter

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