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Paris chérie...
Par Eric Chevrette

La Tour Eiffel de nuit

Dans ce premier article d’une série de trois, notre journaliste s’est rendu dans la Ville Lumière. Son périple lui a ensuite permis de visiter Amsterdam, Bruxelles et Bruges – villes dont il parlera dans les prochaines semaines.

Beaucoup a été dit et écrit sur cette magnifique ville, et il est ici inutile de tenter de réinventer la roue. Seulement, y flâner quelques jours est toujours agréable – et c’est là au fond la seule ambition de cet article : raconter quelques jours de pur bonheur dans la Ville Lumière...

Il y a sans doute autant de façons de visiter Paris que cette ville a de visiteurs. Et s’y rendre à la fin de la basse saison a bien des avantages, à commencer par la gentillesse et la bonhomie des Parisiens – dont l’humeur exécrable proverbiale a été particulièrement enjouée lors de notre passage, fin février. Il faut dire que le niveau de stress est beaucoup plus bas à ce temps-ci de l’année, puisque les touristes se font rares – et proviennent généralement de France.

Le Portail de Pierre de Montreuil provient de l'église Saint-Germain-des-Prés de Paris
Qui dit peu de touristes, dit peu de foules, et donc aucune attente lors des visites. Ce fut particulièrement le cas lorsque nous nous sommes rendus au Musée National du Moyen Âge (anciennement connu sous le nom de Musée Cluny, parce qu’érigé à même l’hôtel des abbés de Cluny). En fait, l’hôtel lui-même, qui date de la fin du XVe siècle, est situé sur les restes de monuments beaucoup plus anciens : des thermes gallo-romains qui remontent aux Ier, IIe et IIIe siècles de notre ère. La visite est gratuite en basse saison, et les collections sont variées et témoignent bien de ce double héritage antique et médiéval.

Les représentations du diable sur vitrail sont rares. Est-ce parce qu'on avait peur d'attirer ses foudres?
La collection de vitraux datant des XIIe et XIIIe siècles est tout simplement à couper le souffle. Récupérés de nombreuses églises (dont la Sainte-Chapelle de Paris), ces vitraux sont placés à hauteur d’homme, ce qui nous permet de les admirer dans leurs menus détails. Évidemment, la beauté et la grandeur de la rose nord de la Cathédrale Notre-Dame est indescriptible; mais pouvoir contempler des vitraux à quelques centimètres de distance est une expérience en soi.

Le musée Cluny étant situé au cœur de Saint-Germain-des-Prés, sa visite offre ensuite beaucoup de choix : faire un après-midi « rive droite » en s’arrêtant (justement) sur l’Île de la Cité pour visiter Notre-Dame est certainement une possibilité; ou encore, faire un crochet vers le Panthéon, puis attraper un sandwich pour casser la croûte dans les jardins du Luxembourg est un choix à ne pas négliger...

Flâner dans ce quartier est un incontournable. Si vous avez passé une journée à la Tour Eiffel, Place du Trocadéro et aux Invalides, il faut profiter des quelques heures restantes d’ensoleillement pour descendre le boulevard St-Germain, question de se laisser charmer par les vitrines des boutiques – dont certaines à elles seules valent le détour. Et pourquoi ne pas terminer cette belle journée en s’arrêtant dans l’un des nombreux cafés (qui ont fait la renommée du boulevard), question de prendre un apéro bien mérité... 

Pour changer d’atmosphère, rien de mieux qu’un passage à Montmartre. Avec ses rues pavées minuscules, la Butte possède un charme sans pareil et mérite qu’on y passe au moins la journée. Culminant en son sommet : le Sacré-Cœur. Le parvis de la basilique du Sacré-Cœur offre en effet une vue imprenable de Paris, tandis que son intérieur propose une toute autre expérience que celle qu’on peut vivre dans une autre église parisienne, à Notre-Dame par exemple. La construction très récente y est évidemment pour quelque chose, la basilique ayant été terminée en 1923, après 46 ans de travaux. Autrement, marcher et se perdre dans ce quartier est vraiment plaisant, puisqu’il y a sans doute quelque chose à voir sur chaque coin de rue.

L’un des deux seuls désavantages à visiter Paris en basse saison réside dans le fait que certains sites ou monuments profiteront de l’hiver et de la faible affluence pour se refaire une beauté, en procédant à des réfections, des rénovations ou des nettoyages. L’autre désavantage est évidemment la météo. Toutefois, en y allant fin février début mars, les bourgeons commencent à sortir et le temps est assurément plus clément que tout ce qu’on peut espérer d’un mois de février québécois. Nous avons d’ailleurs eu droit à un merveilleux 20° C lors de notre passage à Versailles, température idéale pour se promener dans les jardins du Château, soit dit en passant.

Après ces quelques jours à Paris, pourquoi ne pas poursuivre votre séjour européen en prenant le train pour la Hollande ? C’est d’ailleurs à Amsterdam que se poursuit notre périple – deuxième étape qui vous sera racontée dans la prochaine édition de BonjourVoyage...
 


Que de beaux souvenirs... Merci Rikki

Merci pour ce post ,ca fait du bien de voir et d'entendre parler d'autre chose. Souvent quand on se met a rever vacance (surtout ces  temps ci avec la neige) nos penser vont vers le sud  mais il y a tellement d'autre endroit magnifique sur terre dont Paris! Merci

Glisser et Déposer

merci...j'y serai cet été pour un beau 15 jours...wow !! j'ai tellement hâte..

Célyne Glisser et Déposer

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