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Melia Las Dunas juin 07 (1)

Général

Bon, faut bien s’y mettre. Je l’avais promis. N’oubliez pas que je suis en vacances et qu’en vacances, on est débordé de travail. Enfin, voilà mon p’tit compte-rendu de nos 2 semaines au Las Dunas de Cayo Santa Maria ( du 15 au 29 juin 2007 ).

 

Le départ, le vol et la route

 

D’abord, il faut se rappeler que les Rouds vivent à quelques 691 km de l’aéroport Trudeau. Ils doivent donc partir tôt. Nous avons donc pris l’habitude de dormir au Best Western une nuit et de laisser la voiture au Park’nFly express B pour la durée du séjour. Je recommande fortement cette brillante stratégie aux voyageurs qui demeurent loin de Montréal et qui doivent prendre un vol très tôt le matin. Le nôtre était prévu pour 7h00. Pour une première fois, nous voyageons sur les ailes de Cubana. Nous récupérons les billets au comptoir de Caribe Sol à 4h00 du matin. On a droit à 23 kilos par valises enregistrées. Ça commence bien, on doit transférer du stock de l’une à l’autre. On défonce un petit peu mais la gentille préposée ne s’en formalise pas. Le personnel de bord de l’Airbus s’exprime suffisamment bien en français, on a largement de place pour les jambes, les boissons sont payantes ( pas le café ) et le déjeûner est correct ( fruit, yaourt, muffin ). La propreté à bord n’est pas exemplaire; on dirait que l’avion est habité par une bande d’adolescents qui ignorent ce qu’est un aspirateur. On a un vol sans histoire d’environ 3 heures 30 à bord d’un Airbus A320-200 d’une capacité de 150 passagers.

Les formalités à l’aéroport de Santa Clara sont facilement et rapidement expédiées. Les clients de CaribeSol ont droit à un gros autobus climatisé et s’amorce ainsi une excursion ( on peut le voir ainsi ) de 90 minutes à travers le vrai Cuba rural.  Ayant décidé de ne pas faire d’excursion lors du séjour, je profite largement du trajet pour admirer la splendide campagne cubaine et jeter un œil sur les conditions de vie des habitants. Les maisons sont petites et trop souvent délabrées, les animaux errent souvent en liberté, on croise de vieux tracteurs, des charrettes tirées par des chevaux, le rythme de vie semble très lent, presqu’arrêté. Les routes sont bordées d’une quantité d’affiches de propagande soulignant la libération, la victoire, la révolution et la nécessité de poursuivre la lutte… contre qui, contre quoi ? Contre les américains, je veux bien. Il faudra bien mettre fin un jour à cet odieux embargo. Mais il faudrait aussi leur dire que Batista a foutu le camp le 31 décembre 1958. De toute façon, les cubains, peuple fier, ne les voient plus ces affiches. Ils méritent plus que des promesses de liberté… «Hasta la victoria siempre» Le vingt et unième siècle devrait leur appartenir à eux aussi. Trêve de politique, ce n’est pas le moment, ni l’endroit. Notre autocar traverse quelques agglomérations dont le village de Caibarién, la ville du crabe. Beaucoup d’employés du las Dunas sont issus de ce village. Certains m’ont dit que le crabe, un crabe de terre représenté en sculpture à l’entrée du village, est tout bonnement délicieux, le meilleur entre tous. Le village est paisible; la plupart des maisons sont défraîchies mais possèdent encore le charme romantique d’une époque révolue appartenant à un lointain passé. Mais, à Cuba, le temps s’est arrêté. Ça et là, des mangues charnues ne demandent qu’à être cueillies au passage. À peine croisons-nous quelques véhicules, les gens cheminent en bicyclette, les piétons déambulent lentement. L’autocar ralentit et s’arrête fréquemment alors que de vieilles femmes nous observent depuis leurs chaises de parterre installées sur les trottoirs. Puis nous empruntons la route de 48 km construite sur des digues chevauchant la mer jusqu’à Cayo Santa Maria. Quelques touristes descendent au Royal Hideaway puis nous atteignons enfin notre destination ultime : Le Melia Las Dunas.

Le site et la chambre

 

Mon impression première : le ravissement. Même si on a déjà vu de nombreuses photos, on est immédiatement enchanté par la beauté du lobby, sa grandeur raisonnable, sa décoration, son chic et sa propreté.  Nous sommes accueillis par un cocktail de bienvenue et filons immédiatement procéder au check-in dans la salle de conférence, voisine de la réception. C’est vite fait, les bagagistes ramassent nos lourdes valises et nous explorons un peu le lobby en se dirigeant vers notre habitation, le 33, bien située à proximité de la mer, des restos, du lobby, de la piscine et de la place centrale. Le grand lobby comporte des plans d’eau et des fontaines ainsi que plusieurs sections où il est possible de s’isoler. On y retrouve, outre la réception, le bureau de change, la salle internet dont un seul poste sur trois était opérationnel, le bureau de téléphone, une tabagie et un long bar disposé sur les trois quarts de l’esplanade. Un couloir longeant la tabagie en direction de la discothèque et du théâtre de l’animation jouxte le comptoir des tours opérateurs et celui des excursions.

 

En quittant le lobby par l’allée centrale, on traverse la place centrale utilisée certains soirs pour la présentation de spectacles. Elle est située à l’intersection des voies de circulation entre les deux sections du complexe dont l’une était fermée en cette basse saison puisqu’il n’y avait qu’environ 450 clients la première semaine et un plus la seconde. On y trouve quelques kiosques d’artisans, le choix d’articles est plutôt limité mais les prix aussi plutôt bas. Au-delà on poursuit en ligne droite vers la passerelle menant à la plage en passant devant le kiosque à crème glacée, les restos à la carte, un petit marché, le beer garden et le resto de la plage (fermé). J’y reviendrai plus loin. En bifurquant du côté de la section adulte, la section où il n’y a pas de mini-club, on trouve l’aire de jeu comportant des tables de billards, de baby-foot et une cible de fléchettes. Un animateur semble s’y trouver en permanence, nous n’y avons fait qu’une courte présence.

En se dirigeant vers la chambre, nous avons le bonheur de découvrir l’aménagement paysager. Même si le complexe est tout jeune, les bosquets s’épanouissent rapidement, les pelouses sont bien entretenues, les jardiniers s’affairent toute la journée. Les architectes ont conservé intact une part de la végétation originale qui s’harmonise avec les plants ajoutés et les palmiers, encore assez menus. Les allées sont relativement étroites et bordées d’un éclairage au sol discret. Nous sommes logés à l’étage supérieur tel que nous l’avions demandé par Email quelques jours avant notre départ. La responsable des communications nous avait d’ailleurs amicalement répondu deux jours après l’envoi de notre courrier électronique. La chambre est jolie et fonctionnelle, la déco est plaisante et accueillante. On découvre un minibar, qui sera équipé à chaque soir à notre volonté d’eau, de boissons gazeuses et de bière. Le garçon passait tous les soirs aux environs de 17h30, on pouvait aussi lui demander du café en sachet puisqu’une cafetière est aussi fournie. Le garçon nous a offert du champagne que nous avons décliné. Le coffre à combinaison numérique est situé dans la garde-robe à l’entrée, on y trouve aussi deux parapluies, une planche et un fer à repasser ainsi que des oreillers supplémentaires. Outre le meuble télé, la table bureau surmontée d’un miroir, et un grand miroir sur un mur de l’entrée,  l’ameublement est composé d’un grand lit king, d’une table et de deux chaises en osier. Tout est neuf et en excellent état. Le climatiseur peut être réglé à trois niveaux mais, même au maximum, il ne fait que tenir la température dans une zone de confort agréable; on le réglait au minimum le soir venu. La salle de bain est aussi très fonctionnelle. Elle comporte un bidet, un cabinet, un comptoir de marbre avec une longue tablette inférieure et un bain-douche. Les serviettes de bain sont changées à la demande, si on les laisse par terre et, tenez-vous bien, il y a des débarbouillettes. Tout au long du séjour, la chambre et le balcon ont été très bien nettoyés. En fait, la propreté a été tout à fait irréprochable.

La mer et la plage

 

On accède à la plage par trois passerelles de bois, pas trop longues, qui cheminent sur les dunes couvertes de végétation. L’une est dans l’axe central du complexe, les autres à mi-largeur des deux sections de l’hôtel. Le bar de la plage est situé à l’extrémité de la passerelle centrale. Comme on s’y attendait, la vue en parcourant ces passerelles est à couper le souffle. En gagnant le rivage, on voit d’abord poindre le sommet des palapas sur un fond de mer turquoise, puis s’offre à nos regards la splendeur de la large plage de sable blanc qui s’étend sur quatorze kilomètres au total de chaque côté du Las Dunas. La mer offre des coloris chatoyants de blanc, de bleu, de vert et de cyan qui régalent nos yeux, nos cœurs et nos âmes. Ainsi, nous récoltons alors la récompense de tous ce décompte de jours d’attente anxieuse. Il en est souvent ainsi lorsque l’on visite une première fois une nouvelle destination. Cette fois-ci, le spectacle qui se déploie devant nous est au-delà de nos espérances. La pente vers la mer est assez douce mais le ressac crée parfois un palier un peu plus abrupt qui est présent un matin, et parfois disparu le lendemain. En ce mois de juin, l’entrée à l’eau est délicieuse dans cette eau chaude et salée. On marche peu pour avoir de l’eau à hauteur de poitrine mais le fond rehausse parfois en s’éloignant de la rive. Les vagues, lorsque présentes, brassent un mince roulis de minuscules coquillages qui ne gênent nullement l’entrée à l’eau.  Certains jours, de petits bancs de poissons venaient s’égayer jusque dans l’écume des vagues déferlant sur le sable. Le club nautique offre l’usage de kayacs, de planches à voile et des ballades en catamaran. Les palapas, nombreux, sont alignés sur un seul rang serré, se touchant presque et il y a des chaises longues en quantité. Sachant qu’il n’y avait que des transats en résine, nous avions apporté des coussins de chaises longues qui, dissimulés sous nos serviettes de plage nous assuraient un confort maximal pendant nos longues heures de contemplation, de félicité, de repos et de lecture sur cette plage paradisiaque.

Les animateurs organisaient chaque jour des compétions amusantes sur la plage, des parties de volleyball et offraient des cours de danse ainsi que des activités aérobiques dans la mer.  Les gagnants de ces jeux sont invités tout les soirs, juste avant le spectacle de 21h45 à réclamer un certificat de participation, une bouteille de rhum, un T-shirt ou autre souvenir du Las Dunas. Nous avons ainsi rapporté trois bouteilles de rhum; nous les appelons nos Coupes Stanley du Las Dunas.  Les Rouds ont lessivés les italiens, les irlandais, les suisses, les allemands et les ontariens plutôt trois fois qu’une, même si, lors de l’une de ces compétitions, j’ai frisé l’embolie, l’infarctus, la rupture d’anévrisme ou tout simplement une ampoule. En dépit de mon air jeunot quasi adolescent, j’ai quand même quelques années d’expérience ou un peu de millage; faut se tenir en forme, à défaut de changer l’huile du carter.  Une journée, étendu sur ma chaise en observant Roudoudounne se faire balloter par des vaguelettes, toute à son grand bonheur sur son radeau pneumatique, j’aperçois une ombre effilée et furtive se déplacer rapidement dans sa direction, juste sous la surface de l’eau, à la limite de l’effleurement. Je me lève précipitamment en pointant en direction de l’ombre pour que tous les baigneurs puissent la repérer. La forme s’esquive, contourne quelques baigneurs insouciants puis s’éloigne. Personne n’a rien vu. Il s’agissait probablement d’un barracuda en raison de son agilité et de sa ligne filiforme que j’ai estimé à entre 5 et 4 pieds de longueur en comparaison avec la taille des baigneurs. J’ai eu la frousse mais personne n’en a rien su et c’était mieux ainsi. Pour ce que j’en sais, les barracudas ne sont dangereux qu’en bandes et n’attaquent pas, individuellement, un groupe de baigneurs. Enfin, retenons à quel point la mer était limpide et cristalline pour que j’aie pu repérer le poisson d’assez loin sur la plage.

Une journée type

 

Tous les matins, Roudoudounne amorçait sa journée par une marche sur la plage, soit du côté du Melia et du Sol, tout près, ou du côté du Barcelo en construction. Au retour, elle faisait halte au buffet pour son entrée de fruit, puis ramassait son Roudoudou pour retourner au buffet compléter le petit déjeuner. Suivait ensuite une journée de délice à la plage, une fois seulement à la piscine, en sautant le dîner à l’occasion, une autre fois la journée s’étirait au lobby afin de reposer notre peau du soleil cuisant. Après une courte sieste et la toilette réconfortante, venait le souper au buffet ou au resto à la carte, puis le début de soirée au lobby-bar en jouant au cribble tout en dégustant un délicieux cappucino, accompagnés de la musique envoutante du pianiste ou du saxophoniste précédant le spectacle de la troupe professionnelle au théâtre. Si le cœur était à la fête, et il l’a été souvent,  nous terminions notre journée à la discothèque. Voilà notre programme quotidien de base lors de ces deux semaines de délices et de rêves éveillés. Mais je n’ai pas encore tout raconté.

Bon retour de vacances ;-) Je vois que vous très apprécié vos vacances récentes...tant mieux!!  Quel bloc de chambres est le mieux d après vous?? (lequel était le vôtre??) aviez vous véritablement 2 lits 'doubles'...ou si c était plutôt des lits 3/4??  Quels restos à la carte avez vous apprécié le plus??  (le port du pantalon obligatoire...même pour les ados??)  Avez vous mangez des fruits de mer au buffet???      Cet hôtel sera notre prochain choix de vacances estivales...Nous arrivons du Playa Pesquero...et nous avons entendu dire que le Melia Las Dunas est une 'réplique' du Pesquero...donc nous nous reconnaiterions ...le beer garden...la crème glacée...  sauf que la plage y sera assurément plus 'douce' (sans coquillages...) et plus longue pour y marcher longtemps... :-))Y A t il 2 piscines ???   Peut on y faire de l apnée comme au Pesquero??   merci beaucoup pour vos commentaires...

Bonjour ! Nous étions au bloc 33, situé à proximité du resto buffet, très près de la place centrale donc du lobby et de la plage. La piscine était aussi assez près. Nous avions un grand lit king. Pour la tenue vestimentaire aux soupers, il est écrit dans le lobby, au comptoir du service à la clientèle, pantalon et souliers fermés. Quant aux ados... aucune idée. Vous me faites penser... On les acceptaient certains soirs à la disco mais on les refoulaient d'autres soirs. J'ai adoré le resto romantique, mon premier choix et non, je n'ai pas mangé de fruits de mer; je n'y ai pas prêté attention. Depuis que j'ai été un peu malade au Mexique, je n'en mange plus en voyage.  Il y a deux piscine, une dans chaque section, mais la section adulte était fermée. Dans la section familiale, la piscine commporte une partie barboteuse pour les touts petits. Il y a beaucoup de monde qui faisait de l'apnée et on a vu beaucoup de poissons. Lisez le commentaire de Beach à la fin à propos de l'apnée. Bonne journée !

Roudoudou

L’animation

 

J’ai déjà parlé de l’animation à la plage, l’action se passait aussi du côté de la piscine. D’ailleurs, la piscine est magnifique; elle comporte une section barboteuse avec un filet d’eau du côté du mini-club qui est tenu par sa propre animatrice qui s’occupe admirablement bien des plus jeunes. La piscine comporte aussi un bain tourbillon chauffé. À la piscine, également, on organise plusieurs compétitions qui culminent avec des joutes de water-polo. On y donne aussi des leçons de danse fort utiles lors de la traditionnelle danse en ligne accompagnant la chanson thème Sol–Mélia et la catcha-catcha du las Dunas interprétés en clôture du spectacle de fin de soirée.

 

L’atmosphère au lobby-bar était tous les soirs réchauffées par l’interprétation sympathique, romantique ou dynamique,  de musiciens cubains jusqu’à 21 h 45, heure du spectacle quotidien. Un soir, on goûtait la prestation d’un pianiste accompagné d’un guitariste et d’un percussionniste qui interprétaient des airs internationaux ou latinos. Un autre soir, c’était saxophone et piano. N’eût été, la deuxième semaine, de cet ontarien à la mine renfrognée qui tirait soir après soir après son cigare, toujours assis à la même table, c’est à dire la table voisine de la nôtre puisque nous étions nous aussi toujours assis à la même table, sans même jamais applaudir le talent des musiciens ni même converser avec sa belle qui se parlait à peu près tout seul, c’eût été, dis-je, parfait. J’ai failli aller lui faire avaler son obus de gros cigare cubain très bon et très cher. Comprenez-moi, je n’en ai pas contre le cigare mais contre le gars. S’il n’avait pas mesuré 6 pieds deux et pesé 240 livres, je lui apprenais la courtoisie à ce bonhomme. Je me suis retenu, question de survie. Poursuivons.

La troupe de danseurs et chanteurs est composée de véritables professionnels. Nous les avons observés répéter longuement tous les jours et ils changent de chorégraphie à tous les mois. Nous avons assistés à tous les spectacles où se mêlent danse, comédie, chant sur trame musicale enregistrée et quelques variétés. Sauf en de rares occasions, les chanteurs s’exécutent réellement, il n’y a que peu ou pas de lipsing. Certains danseurs sont fabuleux et la plupart des chorégraphies sont bien montées. On n’a bien aimé, pas toujours également, mais ce fut ce qu’on a vu de mieux en sept voyages dans le sud. Il arrive que le spectacle ait lieu à la place centrale plutôt qu’au théâtre. C’est le cas lorsqu’il y a un orchestre invité. Un soir, nous avons reçu un magnifique cadeau, il y avait représentation d’une harmonie de cuivre, de bois et de percussion. Nous nous sommes laissés transporter par l’interprétation de classiques et d’airs connus de James Horner, entre autres. Se laisser charmer par la chaleur et le ton des bois, se faire soulever par l’acuité et la finesse de la flûte traversière, chavirer par les clarinettes et bercer par l’accompagnement profond et magique des cors; nous n’aurions jamais imaginé bénéficier de pareils moments lors de ces vacances. Avouons que nous adorons, Roudoudounne jouait elle-même du cor français dans une harmonie tout encore récemment. Elle est douée en tout, si vous saviez, si seulement elle aurait un peu plus de temps de libre, elle pourrait aussi m’aider dans le lavage et me faire de petits plats. Enfin, je n’ai rien dit.

Un des jeunes danseurs de la troupe, Osmany, pourrait passer pour le jumeau de mon fils, en plus basané et frisé. Je lui en ai fait part et le jeune nous a immédiatement adoptés. D’habitude, c’est les parents qui adoptent les jeunes, pas le contraire. Ainsi, à chaque fin de soirée, il se précipitait pour entraîner Roudoudounne sur la grande scène pour participer à la danse de clôture. Une autre fois, à la place centrale, alors qu’un orchestre animait une soirée dansante, il ramasse encore Roudoudounne pour danser des meringues et des salsas. J’ai trouvé ça moins drôle quand il a envoyé une de ses collègues pour faire un fou de moi, un p’tit pas par ci et un p’tit pas par là sur le parquet du lobby-bar et une autre fois à la place centrale. Quand on passait au fond du lobby, derrière le bar, au moment des répétitions durant la journée et qu’il nous voyait, il nous adressait des grands saluts de ses longs bras, en nous nommant mother et father, deux de la vingtaine de mots qu’il connaissait en anglais. Avec la vingtaine que nous connaissons en espagnol, je vous dis qu’on ne jasait pas longtemps. La journée de notre départ, Roudoudounne  croise le jeune Osmany qui s’en venait directement à notre chambre pour nous remettre à chacun un petit cadeau souvenir. Évidemment, nous lui avions déjà remis un présent car nous l’avons adoré ce petit, six pieds quand même, mais il s’était quand même donné la peine d’aller trouver notre numéro de chambre à la réception et de surmonter sa gêne pour aller vers nous. Ça m’a ému, énormément touché. Faites-moi savoir si vous y aller prochainement, je voudrais lui donner un lecteur MP3 à ce p’tit. Ils en rêvent tous les jeunes là-bas.

Bars et resto

 

Puisque une section seulement de l’hôtel, sur les deux, était ouverte, vous imaginez bien qu’il en était de même pour les restos. Ils ont ouvert le gros buffet Remedios seulement la deuxième semaine et seulement pour les déjeuners, c’est une aire ouverte non climatisée. Le buffet du midi et celui du soir étaient servis au resto grill, climatisé, où on servait également le petit déjeuner. On sert un vrai jus d’orange pour déjeuner. Il est vrai que la variété des fruits laissait à désirer certains jours mais il faut arriver tôt, pas à la dernière minute. On fait des omelettes, il y a des charcuteries, du bacon, des patates rissolées, des gaufres, des crêpes, des œufs brouillés, des œufs servis au goût, des pâtisseries, des fèves blanches, des bananes sautées… Excellents déjeuners. D’une journée à l’autre, le buffet du midi et du soir se ressemble pas mal. Mais moi, je trouve quand même qu’il y a beaucoup de variétés, plus qu’il n’y en aura jamais dans mon assiette à la maison. Je ne vais donc pas me plaindre. Il y avait toujours un grill de poulet, poisson, côtelette de porc ou morceau de bœuf, deux sortes de pâtes, au moins deux variétés de riz, beaucoup de légumes, quelques ragoûts, un p’tit cochon qu’on taillait devant vous, du poisson apprêté, des fromages, de l’excellent pain, des salades de pâtes, de carottes ou autre, une tonne d’excellents desserts et j’en oublie. Au lieu de demander de l’eau embouteillée, je demandais de l’eau gazéifiée et j’obtenais l’équivalent d’un Perrier. Le vin rouge était correct.  Le café est bon mais le meilleur, c’est le cappuccino du lobby-bar. Nous avons fréquenté deux restos à la carte, l’italien et le romantique international. J’ai aimé les deux, les menus sont quand même limités. Nous ne sommes pas allés au menu fruit de mer, servi dans les murs du resto italien. Le vrai resto fruits de mer était aussi fermé. Le resto de la plage était fermé mais juste à côté il y avait le beer garden ouvert 24 heures où on se régalait d’un excellent hot dog avec bacon et une assiette de frites. Ils font aussi des burgers et autres sandwichs. Pour le midi, on pouvait aussi manger dans un snack-bar pizzéria situé près du mini-club et dans un autre juste à côté de la piscine, derrière le bar. Au menu : poutine, baguettes, pizzas et calzones, entre autres. Le lobby-bar est ouvert 24 heures, tout comme le Beer Garden. Je crois que j’ai abusé du bloody-mary. Hein ! Hein ! Je vous le dit. J’ai dû prendre une journée de congé dans mes vacances. Ça m’est arrivé à moi. La maladie du touriste. J’ai fait un touriste de moi. Voilà, passons à un autre sujet.

Le seul point sombre

 

Je relève une seule ombre au tableau : les moustiques. Il n’y a aucun problème durant la journée. Ils traitent en fumigeant tous les soirs aux environs de 19 heures. Mais, tout de même, le soir venu, les maringouins ou autres bibittes vampires voraces sans nom  se jettent sur la bonne chair fraîche que ce soit, dans les sentiers, au lobby, au théâtre, partout à l’extérieur. On doit se couvrir de chasse-moustiques sur les chevilles, les bras, le front, les oreilles et le cou avant de sortir de la chambre. Il ne faut pas attendre que les kamikazes aient amorcé leurs attaques. On se crème, on se vaporise avant de sortir pour le souper et on a la paix.

 

Le retour

 

Normalement, on doit laisser la chambre pour midi. Voilà ou la fameuse carte MAS est utile. En se présentant le matin à 10 heures, on présenta sa carte à la réception, ils en font une photocopie, vous la font signer et vous retarder votre sortie à 15 heures. Le check-out est ultra rapide. Vous remettez vos clefs et le coupon prouvant que vous avez remis vos serviettes de plage, vous payez le vin choisi au resto à la carte si vous en avez pris, et c’est tout. J’ai quand même dû appeler deux fois pour réussir à faire venir le bagagiste pour ramener mes valises à la réception. À l’aéroport de Santa Clara, tout est aussi expédié très vite. On enregistre nos bagages, choisit son siège, premier arrivé – premier servi, paye la taxe aéroportuaire de 25 pesos convertibles au guichet, passons au guichet de l’immigration puis au détecteur. On se retrouve dans la zone hors taxe, de toute façon, il n’y a pas de taxes à Cuba. Cette section de l’aéroport est toute récente. Il y a un petit comptoir lunch, quelques boutiques de cigares et spiritueux et quelques kiosques de souvenirs, sans plus. Mais il y a un salon des fumeurs. À l’embarquement, des gardiens regardent rapidement dans les bagages à main. Le vol de retour est sans histoire. Nous avons été bien servis par Cubana.

En bref

 

Et voilà, ce voyage de rêve est déjà dernière nous. Mais j’en garderai un souvenir impérissable. En résumé, le site de l’hôtel est grand mais pas trop si on obtient une chambre bien situé comme dans le bloc 33, l’architecture du site est fabuleuse, tout est propre et entretenu. Le personnel est courtois et sympathique, l’animation et la troupe du théâtre sont excellentes. La chambre est belle, spacieuse, fonctionnelle et confortable. La piscine est magnifique. La nourriture est plus que correcte et suffisamment variée. La plage et la mer offrent un spectacle divin. Les palapas sont un peu empilés et les chaises en quantité suffisante. On offre un choix d’environ huit excursions dont la pêche en haute mer, une visite à Trinidad ou La Havane, des randonnées mais je n’en ai fait aucune. La plupart sont coûteuses et prennent une journée entière. Le Las Dunas est un hôtel familial mais l’autre section, fermée en basse saison, n’a pas de sections pour les enfants. Cubana offre un vol confortable avec film et un goûter potable. Nous avons adoré. Possiblement qu’on y retournera dans un futur pas si lointain car c’est vraiment un petit paradis. En passant, on nous a dit que le Melia voisin était quasi désert. J’accorde au Melia Las Dunas, pour toutes ces raisons et d’autres encore, la note de 9.8 / 10. En terminant, un petit couple nous a confié que le Las Dunas valait le Paradisus, la différence d’étoiles ne dépendant que la disponibilité des fruits de mer et de quelques autres extras. Je vous recommande fortement le Melia Las Dunas de Cayo Santa Maria. Allez juger par vous-mêmes.

 

Roudoudou

Merci Roudoudou pour ce résumé super bien fait et des plus complet.

Bon Retour à vous deux.

Merci beaucoup pour cet intéressant résumé.  J'ai également lu avec beaucoup de plaisir.  Votre résumé donne vraiment le goût d'aller à ce resort.

Bon retour !

Fem43QcGlisser et Déposer

 

Merci beaucoup pour ce beau résumé. Comme je l'avais mentionné dans une autre discussion j'étais certaine que ce compte-rendu serait délectable à lire. Détaillé à souhait et combien captivant que la seule envie qu'on a c'est d'aller au Las Dunas.

Bon retour.

Soleil du sudGlisser et Déposer

Merci Roudoudou pour ton excellent résumé, il est bien écrit. Bravo

A+

Pascal Glisser et Déposer

WOW!!!!Quel résumé merci Roudoudou je me voyais au Mélia Las Dunas tellement bien détaillé j'espère y aller un jour!!!Maintenent on a bien hâte au diaporama!!!!Bonne journée Monalisa!Glisser et DéposerGlisser et Déposer

Plus qu'intéressant à lire ce résumé rempli de détails qui fait qu'en les lisant on suit la route. Je savais bien que c'était pas loin du paradis que j'ai connu au Mélia CSM son voisin en octobre dernier.
Bon retour à la dure réalité mais c'est ça la vie. Il faut bien revenir pour mieux repartir.

Marief

Merci Roudoudou pour ton résumé.

Te lire est toujours un plaisir, un pur délice!

Choune

Bon retour à vous deux et merci pour ce super résuméGlisser et Déposer  J'aurais dont dû accepter votre offre de vous accompagnerGlisser et DéposerGlisser et DéposerGlisser et Déposer  la prochaine fois....en plus je joue au cribe et au scrabbleGlisser et Déposer j'attends mon petit souvenir avec impatience...  Maya48Glisser et Déposer     P.S. pas la peine d'enlever les chassis doubles cette année, la canicule est déja terminée

Merci mille fois M. Roudoudou pour tous les beaux souvenirs qui me reviennent .... Nous y étions la semaine de Pâques et votre description est exactement ce que nous y avons vécus.

Er que dire de Barbaro!!! Vraiment sympa ce barman...

On espère nous aussi revoir ce beau coin de paradis... Je le confirme, ce coin est vraiment emprunté du paradis..Glisser et Déposer

Maxdia (qui avait presque les larmes à l'oeil, en lisant le résumé. Snif!)

 

Bon retour, jamais vu un compte-rendu aussi exhaustif, remarque que le contraire m’aurait surpris !

Merci beaucoup, ça donne vraiment le goût d’y aller !

C’est pas pour t’écoeurer mais moi et ma Monalisa on s’en va s’encubaniser (hum !) dans 9 dodos ! Cuba si !!! Glisser et Déposer

Glisser et Déposer Merci Roudoudou c'est un DÉLICE de te lire.

clinclincouGlisser et Déposer

Cher Roudoudou,

Votre compte rendu est absolument sublime, de plus j'aimerais vous dire que transparaît dans votre compte rendu un respect des êtres et des choses incroyable vous êtes de ces gens qui gagnent à être rencontrés que ce soit en voyage ou dans la vie de tous les jours.

Au plaisir de se rencontrer un jour !

Martine

super, quel résumé,j'avais l'impression d'y etre.merci beaucoupGlisser et Déposer

J'ai bien aprécié votre résumé, je serai à cet hôtel pendant la semaine de relâche. J'attendais donc vos commentaires avec impatience. J'ai encore plus hâte d'y être.

Bon retour,

July

Le personnel

 

Nous avons grandement apprécié le service, l’accueil et la courtoisie du personnel, sans exception. C’est sûr qu’en y séjournant deux semaines, le personnel s’habitue à nous, nous reconnait et nous fait de la façon. Mais à peine la deuxième journée, en entrant au buffet, une jeune serveuse à l’autre bout de la salle nous fait déjà des tatas. On a eu droit à des sourires à toute heure de la journée, même par des serveurs au bout d’un service de douze heures. Le personnel s’efforce de parler français alors qu’on s’efforce de commander et de formuler nos demandes en espagnol, parfois en cherchant préalablement dans le dictionnaire. Notre femme de chambre, Auday, était charmante et avenante. Elle travaillait en équipe avec un sympathique garçon dont le nom m’échappe. Nous donnions nos cannettes de bières et de liqueurs aux jardiniers. Nous avons laissé pas mal de pourboire en deux semaines mais sans exagérer. On n’a pas, je crois, acheté les services de quiconque. Ce n’était pas nécessaire. Une fois, j’ai cru percevoir la déception du garçon qui remplissait le minibar de ne pas avoir reçu un pourboire cette fois-là. On passait souvent à la banque pour changer des 10 ou 20 pesos en petites coupures. Une fois, le caissier me dit, comme ça, qu’il ne gagne que 65 pesos par mois. Je changeais un 10, alors je lui en laisse deux. Ça fait bien 20 % de pourboire ça. Un autre jour, le même bonhomme remarque que Roudoudounne traîne un lecteur MP3, il lui offre de lui acheter 80 pesos. Il était prêt à lui offrir près d’un mois et demi de salaire pour son lecteur Mp3 ! Vous croyez vraiment que le caissier de la banque ne se fait que 65 pesos par mois ? Moi, plus maintenant. Ne soyons plus crédules. C’est certain que les jardiniers et bien d’autres catégories de personnel ne gagnent pas grand-chose; soyons généreux, bien sûr. Mais n’oubliez pas que les riches, c’est nous; pour eux, ce sont les riches qui vont à ces hôtels luxueux. Ils le savent, ils le disent et ils nous attendent. C’est dans l’ordre des choses. La vedette incontestée du lobby-bar se nomme Barbaro. Ce gars-là a appris toute sorte de répliques qu’il enchaîne au moment opportun et fait rire la galerie. Il s’approche de votre table en poussant son charriot à boisson de sorte qu’une branche de menthe vous chatouille la joue. Il parle un bon français dans les limites d’une conversation qu’il contrôle lui-même. On ne peut s’empêcher de rire de ses commentaires pittoresques. Le soir où une danseuse, dans sa robe rouge seyante, m’a accroché au lobby-bar pour m’entraîner de force à participer à une danse, je me suis senti obligé, je venais juste de gagner ma troisième bouteille de rhum à un concours musical, je réussis à m’arracher et à m’esquiver puis je m’appuie sur Barbaro en me disant trop vieux pour ces choses-là. Il me répond : « T’es pas trop vieux, t’es trop gros. » Sympathique le gars, un vrai pince-sans-rire.

EXQUIS ! du début à la fin Glisser et Déposer

Merci de nous faire découvrir ce si bel endroit......Bon retour à vous deux !

WinnerGlisser et Déposer

Moi qui avait hâte de lire votre résumé.  Vous m'avez très bien servi.  Le Mélia Las Dunas étant dans mes choix pour un prochain voyage, vous m'avez encore plus convaincu dans mon choix.  Bon retour à vous deux et bon lavage.

Bonjour Roudoudou,

Juste un petit mot pour te dire comment j'ai apprécié ton résumé. Jétais au Las Dunas à la mi-janvier pour deux semaines et je suis d'accord en tout point avec toi de par tes commentaires sur cet hôtel.  J'ai adoré littéralement cet endroit entre autres pour la plage, les employés de l'hôtel.  Je garde un souvenir impérissable de cet merveilleux voyage et je compte bien y retourner.

 

Jade

Bon retour à Roudoudou et  Roudoudoune!

Quel beau résumé intéressant avec épisodes palpitants, en prime! Merci de nous faire connaître cet hôtel relativement récent!

Marysol Glisser et Déposer

Quel délice de vous lire!   On s'imagine y être déjà, avant même de partir .   Heureusement, nous y serons, pour de vrai, dans 10 jours.  Glisser et Déposer

 

un résumé de grande classe,  meme sans y avoir été je peux presque percevoir les images que tu as emmagasinées dans ta tete tellement que c'est bien écrit. Glisser et Déposer  Milles merci, j'en lirais a la tonne des beauxGlisser et Déposer récits comme ceux la.Glisser et Déposer 

MAIS....

il ne peux etre complet sans une description au moins sommaire du bar de creme glacée. Glisser et Déposer

Pour le barracuda, tu nous fais pas marcher un peu??Glisser et Déposer

octobre72 qui a aprécié le résumé , vraiment beaucoupGlisser et Déposer  et qui va aller en vacances avec roudoudou pour son prochain voyage car il va se fier a lui pour faire le résuméGlisser et Déposer

Toujours agréable de te lire... je vous imaginais toi et Roudoudounne émerveillés devant la magnifique plage de Cayo Santa Maria.

Merci pour le beau résumé! Lena La LaGlisser et Déposer

Est-ce ton plus beau voyage ?

Pascal Glisser et Déposer

Glisser et Déposer pour Echo

Marief

Merci pour ce résumer complet,

Moi et ma douce iront verifier en personne la semaine du 29 septembre.

Au plaisir de vous y rencontrer

Syl

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